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La nécropole nationale de Chambry (77 – Seine-et-Marne)

Nécropole militaire de Chambry

La nécropole nationale de Chambry, située au lieu-dit « la Pointe Fourgon », regroupe les corps de 1.334 corps soldats morts pour la France en 1914 et 1918, lors des deux batailles de la Marne.

A propos de la nécropole nationale de Chambry

La nécropole nationale de Chambry regroupe les dépouilles de soldats morts pour la France lors de la bataille de l’Ourcq en septembre 1914. Créé au lendemain des combats, ce cimetière est réaménagé en 1924 pour accueillir d’autres corps de soldats tombés au cours de cette bataille exhumés des cimetières provisoires des environs de Meaux et de Coulommiers. A partir de 1933, y sont également inhumées les dépouilles se trouvant dans les carrés militaires des cimetières communaux du département. La nécropole accueille 1.334 corps, 364 en tombes individuelles et 990 répartis en quatre ossuaires recueillant probablement un grand nombre de tirailleurs de la brigade marocaine. De l’autre côté de la voie ferrée se trouve un cimetière militaire allemand, aménagé en 1924 et regroupant 998 corps de soldats tombés dans le secteur de Meaux en septembre 1914.

Pupitre touristique du cimetière militaire français de Chambry
Le pupitre touristique situé à l’entrée de la nécropole nationale de Chambry en Seine-et-Marne (Photo © 2017 Eric Le Maître).

La bataille de la Marne, 5 au 9 septembre 1914

Le 25 août 1914, le général Joffre ordonne le repli afin de placer 500.000 hommes sur une ligne de résistance de presque trois cents kilomètres allant de Verdun à la Manche. Son objectif est d’interdire aux Allemands l’accès à Paris et de les repousser vers le nord. IL crée à cette occasion la 6e armée pour défendre une ligne Meaux – Senlis car on signale des patrouilles ennemies à seulement 13 kilomètres de Paris. En liaison avec les troupes britanniques, les Français font volte-face. La vallée de l’Ourcq est alors le théâtre d’âpres combats où les quelques buttes constituent des points stratégiques essentiels.

Carte de la bataille de la Marne - Position le 9 septembre 1914
Carte de la bataille de la Marne : situation au 9 septembre 1914 (Photo © 2017 Eric Le Maître).

Dès le 5 septembre, à Chambry, malgré des lourdes pertes, les tirailleurs marocains refoulent les troupes allemandes et parviennent à prendre pied sur une ligne de crête. Les combats sont d’une violence extrême, mais le sort de la bataille est indécis. Le champ de bataille fait l’objet d’intenses bombardements, d’incessantes offensives s’y déroulent et les soldats se battent, parfois au corps à corps, pour quelques mètres carrés de terrain. Les premières tranchées (abris précaires) apparaissent.

Une tranchée à Chambry en septembre 1914
Une tranchée creusée à Chambry en septembre 1914 (Source : gallica.bnf.fr).

Le 8 septembre, les Français subissent les coups de boutoir de l’armée allemande. La réquisition de nombreux taxis parisiens (les « Taxis de la Marne ») permet de maintenir, in extremis, la ligne de front en y transférant 5 bataillons (soit 5 à 6.000 hommes). Le 9 septembre, les Allemands, contenus en Champagne, cèdent sur l’Ourcq et, craignant d’être coupés de leurs arrières, se replient, sur l’Aisne, sur des positions préalablement fortifiées. Chambry constitue l’une des positions ennemies les plus avancées en septembre 1914.

Dégâts occasionnés par l'artillerie française sur les arbres de la route Crégy à Chambry
Carte postale de 1914 montrant les dégâts occasionnés par l’artillerie française sur la cime des arbres bordant la route reliant Crégy à Chambry.

Du 5 au 12 septembre, la bataille de la Marne, et plus particulièrement la bataille de l’Ourcq, permet de redresser une situation militaire gravement compromise et d’arrêter le plan allemand d’invasion de la France. Paris est sauvée au prix de terribles pertes. 250.000 jeunes Français meurent au cours des mois d’août et septembre 1914. Les armées anglaise et française, épuisées, ne trouvent pas la force de repousser l’envahisseur au-delà des frontières.

Anniversaire de la bataille de la Marne au cimetière militaire de Chambry en septembre 1922
Photographie prise lors du 8ème anniversaire de la bataille de la Marne au cimetière militaire de Chambry, le 10 septembre 1922 (Source : gallica.bnf.fr)

Chacun des belligérants cherche à reprendre l’armée adverse à revers : c’est la « Course à la mer » qui s’arrête sur les rivages de la Mer du Nord. La guerre de mouvement est terminée. Le conflit s’installe dans la guerre de position.

Des tombes de soldats français dans la nécropole nationale de Chambry
Alignement de tombes de soldats français dans la nécropole nationale de Chambry (Photo © 2017 Eric Le Maître).
Tombe du tirailleur marocain Amed Ben Tami mort pour la France le 5 septembre 1914
Sépulture du tirailleur marocain Amed Ben Tami mort pour la France le 5 septembre 1914 (Photo © 2017 Eric Le Maître).

Sources …

Chambry page Wikipédia (fr.wikipedia.org)
Nécropole nationale de Chambry page Wikipédia (fr.wikipedia.org)
Liste des soldats enterrés dans la nécropole de Chambry (memorialgenweb.org)

Guide Michelin des champs de bataille 1914-1918 – La Marne et la Champagne, livre en français, Editions Michelin, 2014.
Livre disponible sur le site Decitre.fr.
Livre disponible sur le site Amazon.fr.
Carte I.G.N. : série bleue 2513 OT.

Pour vous rendre sur le site …

La nécropole nationale de Chambry se situe en bordure de la D97 reliant Barcy à Varreddes et on y accède en empruntant la route menant à Etrépilly. Un parking gratuit équipé d’une table de pique-nique est à votre disposition de l’autre côté de la route.


Visitez le champ de bataille de L’Ourcq grâce à notre guide 14-18 :

Guide des champs de bataille 14-18, n°3 : Bataille de l'Ourcq, partie Sud, 6 au 9 septembre 1914

17 lieux de mémoire ou monuments à découvrir, 2 cartes et 9 plans, 25 photographies, 1 fichier PDF à télécharger de 16 pages en couleur aux dimensions A4, exclusivité guerre1914-1918.fr – Prix : 3,85 €.
Moyens de paiement disponibles : Paypal et carte bancaire, chèque et virement bancaire.


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Pupitre historique en mémoire de la brigade marocaine (Villeroy – 77 – Seine-et-Marne)


Pupitre historique n°4 "sur les traces de Charles Péguy" en mémoire de la brigade marocaine
Villeroy – Pupitre historique n°4 « sur les traces de Charles Péguy » en mémoire de la brigade marocaine – (Photo © 2017 Eric Le Maître).

A propos de la brigade marocaine …

Pour son premier combat en France la brigade marocaine est chargée d’attaquer le village de Penchard et ses hauteurs. Pas moins de 1150 hommes hors de combat et 36000 cartouches seront utilisées par la brigade marocaine au cours de l’assaut sur Penchard.


Panorama du champ de bataille du 5 septembre 1914 en direction de Penchard et du bois du télégraphe que l'on aperçoit en arrière-plan au centre de la ligne d'horizon

Panorama du champ de bataille du 5 septembre 1914 en direction de Penchard et du bois du télégraphe que l’on aperçoit en arrière-plan au centre de la ligne d’horizon – (Photo © 2017 Eric Le Maître).

Au commencement de la Grande Guerre, la brigade marocaine commandée par le Général Ditte est composée de deux régiments de Chasseurs Indigènes à pied, regroupant 5 bataillons dirigés par des officiers français et surnommés Brigades de chasseurs indigènes. Durant ce conflit, 34.000 soldats marocains sont mobilisés sur tous les fronts, que ce soit en France ou en Orient. Pendant les premiers jours de la bataille de la Marne, les pertes sont extrêmement élevées en raison du manque d’instruction et d’expérience des combattants, sans oublier les erreurs au niveau de l’encadrement des troupes.

Composition de la brigade marocaine :
1er Régiment de Chasseurs Indigènes (colonel Touchard) :
– Chef du 3ème bataillon : Auroux ;
– Chef du 4ème bataillon : Fumey ;
– Chef du 5ème bataillon : Richard d’Ivry.
2ème Régiment de Chasseurs Indigènes (commandant Poeymireau) :
– Chef du 1er bataillon : Pellegrin ;
– Chef du 2ème bataillon : Clement.


Les tirailleurs marocains, illustration du pupitre n°4 sur les traces de Charles Péguy à Villeroy

Les tirailleurs marocains, illustration provenant du pupitre n°4 « sur les traces de Charles Péguy » à Villeroy – (Photo © 2017 Eric Le Maître).

Entre Villeroy et Neufmoutiers : marocains soignant avec sollicitude un blessé allemand : [photographie de presse] / Agence Meurisse

Entre Villeroy et Neufmoutiers : marocains soignant avec sollicitude un blessé allemand – (© photographie de presse / Agence Meurisse – Source : gallica.bnf.fr).

Visitez le champ de bataille de Penchard grâce à notre guide 14-18 :

Guide des champs de bataille 14-18, n°1 : Penchard, 5 septembre 1914

16 lieux de mémoire ou monuments à découvrir, 2 cartes et 9 plans, 18 photographies, 1 fichier PDF à télécharger de 12 pages en couleur aux dimensions A4, guide en français uniquement vendu sur le site guerre1914-1918.fr – Prix : 3,85 €.
Moyens de paiement disponibles : Paypal et carte bancaire, chèque et virement bancaire.


Sources …

Le site Internet de la commune de Villeroy (Seine-et-Marne) (www.villeroy77.fr)

Villeroy (Seine-et-Marne) (fr.wikipedia.org)

La Brigade marocaine et la bataille de la Marne (archives.seine-et-marne.fr)

Livre(s) sur le sujet …

La Brigade marocaine, septembre 1914, une meurtrière odyssée, livre en français, Daniel Clément, Editions Musée 14-18 de Villeroy, 2015.
Livre disponible sur le site Decitre.fr.
Livre disponible sur le site Amazon.fr.

Pour vous rendre sur le site …

Le pupitre n°4 « sur les traces de Charles Péguy » en mémoire de la brigade marocaine se situe en bordure de l’allée des Tillets sur la commune de Villeroy. Vous pouvez stationner gratuitement à proximité du puits de Puisieux puis continuer à pied en prenant le petit chemin de terre qui longe le champ sur le quel se trouve le puit.