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Monument à la mémoire de Charles Péguy (Villeroy – 77 – Seine-et-Marne)


Monument Charles Péguy à Villeroy
Le monument à la mémoire de Charles Péguy tué lors de la bataille de la Marne, le 5 septembre 1914 – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

A propos du monument …

Initialement située à proximité de la « Grande tombe de Villeroy », la croix commémorant la mort de Charles Péguy fut déplacée en 1992 sur la commune de Villeroy, d’où parti l’attaque du 5ème bataillon du 276ème Régiment d’Infanterie, le 5 septembre 1914, premier jour de la bataille de la Marne.

En ce lieu se déroulent chaque année au mois de septembre des cérémonies en mémoire des soldats français tombés en 1914.

Depuis ma visite en 2008, un panneau historique a été installé sur le site.


Détails de l'inscription du monument Charles Péguy à Villeroy
Détails de l’inscription gravée sur la croix du monument Charles Péguy – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

Plaque apposée sur la table d'orientation du monument Charles Péguy à Villeroy
Plaque apposée sur la table d’orientation du monument Charles Péguy – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

Sur la plaque est gravée un poème de Charles Péguy :

Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle, / Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre. / Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre. / Heureux ceux qui sont morts d’une mort solennelle. / Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles. / Couchés dessus le sol à la face de Dieu… / Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu, / Et les pauvres honneurs des maisons paternelles … / Heureux ceux qui sont morts car ils sont retournés / Dans la première argile et la première terre. / Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre. / Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés. ».


Détails d'une partie de la table d'orientation du monument Charles Péguy à Villeroy
Détails d’une partie de la table d’orientation du monument Charles Péguy – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

Légende de la table d'orientation du monument Charles Péguy à Villeroy
Légende de la table d’orientation du monument Charles Péguy – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

Pour vous rendre sur le site …

Le Monument à la mémoire de Charles Péguy se situe sur la commune de Villeroy, au croisement de la D27 et de la D129, non loin de la Grande tombe à Chauconin-Neufmontiers où fut enterré le poète. Vous pouvez stationner gratuitement devant le monument.

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La Grande tombe de Villeroy – (Chauconin-Neufmontiers – 77 – Seine-et-Marne)

Quelques photos du lieu …

A propos de la grande tombe …

La nécropole nationale de Chauconin-Neufmontiers, plus communément appelée « La Grande tombe de Villeroy » regroupe les dépouilles de 133 soldats français tués lors du premier jour de la bataille de la Marne, le 5 septembre 1914 et enterrés en ce lieu les 7 et 8 septembre.

Le monument central érigé en 1932, oeuvre de l’architecte Henry Faucheur, du marbrier Lelu et du mosaïste Louis Barillet, porte les noms de 99 soldats identifiés dont celui du lieutenant Charles Péguy ; dans l’ossuaire se trouve également les corps de 32 soldats et 2 sergents inconnus.

Le samedi 5 septembre 1914, en début d’après-midi, une troupe de soldats arrive à marche forcée à Villeroy, depuis Vémars situé une trentaine de kilomètres au nord-ouest, d’où elle est partie le matin-même. Il s’agit de la 19e compagnie du 276e régiment de réserve d’infanterie. Elle est commandée par le capitaine Guérin, un ancien des « bat d’af » âgé de 32 ans et par le lieutenant Charles Péguy, 41 ans, écrivain célèbre bien qu’impécunieux, père de 3 enfants, son épouse étant enceinte d’un quatrième. De 14 à 17 heures les soldats se reposent près du « puits Puisieux » à Villeroy (puits qui existe encore). À 17 heures, lors d’un premier bond, les soldats franchissent la route qui sert de limite avec la commune de Chauconin-Neufmontiers et se protègent derrière le talus. À 17 heures 30 a lieu un deuxième bond en avant (source : fr.wikipedia.org).


Anniversaire de la Marne, 8 septembre 1918, grande tombe de Villeroy : photographie de presse / Agence Rol
Anniversaire de la Marne, 8 septembre 1918, grande tombe de Villeroy (Source : – gallica.bnf.fr).

Sources …

Villeroy (Seine-et-Marne) (fr.wikipedia.org)

Chauconin-Neufmontiers (fr.wikipedia.org)

Livres et carte IGN en rapport avec cette nécropole …

1914-2014 La grande tombe de Villeroy, livre en français, Daniel Clément, Editions Musée 14-18 de Villeroy, 130 pages, 2015.
Livre disponible sur le site Decitre.fr.

La Brigade marocaine, septembre 1914, une meurtrière odyssée, livre en français, Daniel Clément, Editions Musée 14-18 de Villeroy, 331 pages, 2015.
Livre disponible sur le site Decitre.fr.

Carte de randonnée IGN – Meaux et la vallée de l’Ourcq, carte en français, série : Top 25 et Série Bleue, échelle : 1/25 000, 2011.
Carte IGN disponible sur le site Decitre.fr.

Liens utiles …

Le site Internet de la commune de Chauconin-Neufmontiers.

Pour vous rendre sur le site …

La nécropole de Chauconin-Neufmontiers se situe en bordure de la D129 reliant Chauconin-Neufmontiers à Villeroy, non loin de la stèle Péguy. Vous pouvez garer gratuitement votre véhicule juste devant la Grande tombe.

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L’Infanterie à la Mobilisation, Ordonnance, Eclaireurs, Artificiers, 2 Août 1914


Planche d’uniforme : L’Infanterie à la Mobilisation, Ordonnance, Eclaireurs, Artificiers, 2 Août 1914 – Infographie : André Jouineau
Planche d’uniforme : L’Infanterie à la Mobilisation, Ordonnance, Eclaireurs, Artificiers, 2 Août 1914 – Infographie : André Jouineau.

Planche d’uniforme « L’Infanterie à la Mobilisation, Ordonnance, Eclaireurs, Artificiers, 2 Août 1914 » …

Infographie : André Jouineau – En couleur, JPEG HD, format A4 et à télécharger – Prix : 2,65 €.

Planche d’uniforme disponible sur le site Images de Soldats :
L’Infanterie à la Mobilisation, Ordonnance, Eclaireurs, Artificiers, 2 Août 1914

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Monument à la mémoire des six fusillés de Vingré, exécutés le 4 décembre 1914 (02 – Aisne)

Quelques photos du lieu …

L’affaire de Vingré …

Art. 6.- Les jugements par les conseils de guerre spéciaux ne sont susceptibles ni de recours en révision, ni de pourvoi en cassation.

« ne pas hésiter à faire usage des conseils de guerre spéciaux. […] Il importe en effet que la procédure soit expéditive, pour qu’une répression immédiate donne, par d’exemples salutaires, l’efficacité à attendre d’une juridiction d’exception. » (Note du général de Villaret, datée du 20 octobre 1914)

Le 27 novembre 1914, le 298ème régiment d’infanterie avait pris position devant le village de Vingré, dans l’Aisne. Lors d’une attaque, les Allemands enlèvent un poste de 1ère ligne et font prisonnier la dizaine d’hommes qui l’occupaient. Deux autres escouades, menacées, refluent vers l’abri du chef de section, le sous-lieutenant Paulaud, qui donne l’ordre de repli. Le commandant de compagnie, le lieutenant Paupier, reproche au sous-lieutenant Paulaud d’avoir abandonné son poste et lui ordonne de ramener ses hommes en première ligne. Au cours de l’enquête, ce dernier tait son ordre de repli.
Le général de Villaret, commandant le Corps d’Armée, décida de faire un exemple : il avait d’abord parlé de fusiller les deux escouades qui avaient exécuté le repli ; à la suite d’interventions de divers officiers, la décimation fut réduite à six hommes et des ordres furent donnés en conséquance à la Cour Martilae. La Cour les désigna au hasard : Le caporal Floch, les soldats Gay, Pettelet, Quinaud, Blanchard et Durantet.

Journal de Marche et des Opérations du 298ème régiment d’infanterie.

« 27 novembre.
Vingré – A 16 heures, l’artillerie allemande démolit une partie des tranchées de la Maison détruite. La 1/2 section qui l’occupait est obligée de se retirer dans les boyaux. Après les bombardements, lorsquelle veut retourner dans la tranchée elle la trouve occupée par la patrouille allemande qu’elle délogea immédiatement et put reprendre ses emplacements.
Pertes : 5 blessés, 9 disparus. »

« 3 décembre.
Vingré – A 17 heures réunion du Conseil de Guerre spécial du 298ème sous la présidence du lieutenant colonel Pinoteau. Juges : MM le lieutenant Diot et l’adjudant Pothonnier. L’avocat désigné est M. le lieutenant Bodé; la séance est terminée à 19h30 ; 6 des accusés prévenus d’abandon de poste en présence de l’ennemi ; le caporal Floch, les soldats Petelet, Gay, Quinault, Blanchard et Durantet sont comdamnés à la peine de mort, les autres sont acquittés.
Pertes : 2 blessés. »

« 4 décembre.
Vingré – L’exécution des six condamnés à mort a lieu à 7h30, à 200 mètres à l’ouest du calvaire de Vingré, situé à l’embranchement des deux chemins allant à Nouvron. Assistent à la parade d’exécution : les 4 compagnies de réserve du 298ème ; 2 compagnies du 216ème et une compagnie du 238ème. Les troupes sont commandées par le lieutenant colonel Pinoteau. Les condamnés qui ont passé la nuit dans la prison du poste de police sont amenés à 7h30 par un piquet de 50 hommes et fusillés. Après l’exécution qui se passe sans incident, les troupes défilent devant les cadavres et rentrent dans leur cantonnement.
La nuit est employée à l’aménagement des tranchées, principalement à la pose des créneaux.
Pertes : 6 morts, 2 blessés. »


La cave qui servit de prison aux 6 condamnés
La cave qui servit de prison aux 6 condamnés et dans laquel ils passèrent leur dernière nuit avant d’être fusillés le lendemain matin à 7h30 – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

Le 298ème R.I. …

Le 298ème R.I. est formé de deux bataillons du 98ème R.I., stationnés à Roanne. Il fait partie de la 63ème division de réserve.

Le 11 août 1914, il quitte Roanne pour le front d’Alsace. Il franchit le 14 août la frontière dans la région de Thann et Cernay.
Le régiment participe à la victoire de la Marne du 6 au 10 septembre 1914. Il se couvre de gloire le 7 septembre à la ferme de Nogeons en prenant le drapeau du 36ème Régiment de Fusilliers allemand. Pour ce fait d’arme, le drapeau du régiment sera décoré de la légion d’honneur à Ambleny le 11 novembre 1914.

Dès le 12 septembre, le régiment passe l’Aisne à Fontenoy pour se retrancher sur le plateau de Confrécourt devant Vingré. Il y restera toute la fin de l’année 1914 et participera à des offensives meurtrières devant Nouvron. Les pertes sont considérables. Parmi celles-ci, deux personnalités : Jean Giraudoux (sergent au 298ème R.I.), blessé à l’aine le 16 septembre en défendant une entrée du village de Vingré et le capitaine Joseph Déchelette, célèbre archéologue, tué le 3 octobre en entraînant ses hommes sur le plateau de Berry.
Le soldat Jean Dumont note dans son journal en date du 20 octobre que son régiment, le 298ème, a perdu plus de mille deux cents hommes sur deux mille.


Portraits des six fusillés de Vingré
Portraits des six fusillés de Vingré : Pierre Gay, Henri Floch, Claude Pettelet, Francisque Durantet, Jean Quinault et Jean Blanchard – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

Le procès …

Le sous-lieutenant Bodé, chargé de la défense des accusés, témoigne :
« 3 décembre. On m’apprit que le conseil de guerre se tiendrait vers 17 heures et que j’étais désigné pour la défense des 24 accusés. Il était 15 heures environ lorsque les dossiers me furent remis, je les parcourus en hâte puis je me rendis auprè des accusés avec lesquels je n’eus que quelques minutes d’entretien. A 17 heures, le conseil entrait en séance. Les accusés répétèrent les déclarations qu’ils avaient déjà faites. Puis je suppliais le conseil de ne pas retenir l’accusation d’abandon de psote en présence de l’ennemi. »

Un lieutenant, Achalme, en qualité de commissaire du gouvernement requit contre les 24 accusés la peine de mort.

Le jugement est vite rendu. On dit aux accusés « placez-vous comme vous étiez dans la tranchée ». Puis on ordonna « les six premiers, sortez » et on leur apprit qu’ils étaient condamnés à mort.


Le lieu de l'exécution des six soldats condamnés
Photographie du lieu où furent exécutés les six soldats condamnés – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

L’exécution …

Abbé Dubourg, aumonier militaire du groupe B :
« J’étais à 7h avec un de mes confrères auprès des six malheureux qui allaient mourir. Ils étaient tous les six ensemble dans une petite cave qui leur servait de prison. C’est là que je vis votre mari. Il se confessa admirablement…
Puis nous avons quitté la petite cave et nous nous sommes acheminés vers le lieu de l’exécution… »

J. B. Grousson de St-Etienne, 238ème régiment d’infanterie :
« Avec Jules, je fais partie du peleton qui les encadre, baïonnette au canon, pour les mener au lieu d’exécution où le régiment est réuni. Les aumôniers leur parlent et les embrassent, on leur lie les mains qu’on attache ensuite à un poteau. On leur bande les yeux, l’adjudant Delmotte qui commande le peloton d’exécution abaisse son sabre ; 72 fusils partent à la fois et les 6 martyrs tombent sans un cri. Un sous-officier vient leur donner le coup de grâce… »

Jean Dumont du 238ème régiment d’infanterie :
« Ensuite toutes les compagnies ont défilé devant les cadavres renversés au pied des poteaux. Quel spectacle horrible ! Je n’ai pu m’empêcher de pleurer. Moi et les autres. Tous, officiers, sous-officiers et soldats étaient atterés. »

C. Lafloque du 298ème régiment d’infanterie :
« A ce moment, le commandement du 5ème bataillon paradant, s’avance vers le lieutenant commandant la 19ème compagnie, baissant la tête et ayant des larmes, il lui dit : « P…, relevez la tête ». La compagnie rentra à son cantonnement dans une grotte de Vingré. Le silence régna toute la journée. Nous étions les grands muets forcés d’obéir à des officiers qui s’étaient solidarisés pour éviter leur responsabilité, en faisant retomber toutes les fautes sur les soldats. »

Sergent Grenier du 298ème régiment d’infanterie :
« C’est honteux, honteux, et c’est pour nous donner une leçon, nous remonter le moral, nous donner du courage. Pour le moment on ne peut rien dire, mais quand je pourrai parler, je dirai ce que j’ai sur le coeur et puisque nous n’avons pas pu sauver leur vie, nous sauverons leur honneur.


Le monument des fusillés de Vingré après-guerre
Le monument des fusillés de Vingré après-guerre – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

La réhabilitation …

Arrêt de la Cour de Cassation
(Journal officiel du 18 février 1921)

«Attendu que le sous-lieutenant Paulaud… peut-être considéré comme ayant été un des principaux témoins de l’accusation», qu’au moment de la panique «le chef de section, sous-lieutenant Paulaud, sorti de son abri voisin, leur avait donné l’ordre de se replier sur la tranchée de résistance ; que cet officier était parti lui-même précipitamment et l’un des premiers dans cette direction».

«Attendu que le lieutenant Paupier, qui commandait la compagnie et se trouvait dans la tranchée de résistance a déclaré qu’en effet le sous-lieutenant Paulaud était arrivé l’un des premiers au moment de la panique de cette tranchée…
«Attendu qu’il importe de constater que le sous-lieutenant Paulaud lui-même a exprimé sa conviction de l’innocence des condamnés, quelques instants après leur exécution, et qu’il a affirmé à nouveau cette conviction à diverses reprises dans ces dernières dépositions.

«Pour ces motifs :
«CASSE et ANNULE le jugement du Conseil de Guerre spécial de la 53ème division d’infanterie, en date du 3 décembre 1914, qui a confirmé le caporal Floch, les soldats Gay, Pettelet, Quinault, Blanchard et Durantet à la peine de mort.

«Décharge leur mémoire de cette condamnation.»


Une autre vue du monument des fusillés de Vingré
Une autre vue du monument des fusillés de Vingré – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

L’inauguration …

Intervention de M. Floch, frère d’un fusillé :
«Mesdames, Messieurs, mes chers camarades,
[…] En présence de cette imposante manifestation, comment pourrais-je rester, moi frère du caporal Floch sans venir vous témoigner ma reconnaissance ?
Au nom de toutes les familles, je vous dis un profond merci. Vous comprendrez, j’en suis certain, l’émotion qui m’étreint, après tant de souffrances morales, que nous n’osons plus penser au passé sans que l’angoisse nous monte à la gorge.
Songez un instant à ce que fut pour nous cette guerre, atroce. D’autres à nos côtés connaissaient aussi des deuils douloureux, ils les pouvaient du moins porter avec fierté, tandis que nous […]
Pendant des années entières nous avons vécu dans cette atmosphère affreuse de la suspicion illégitime et la honte injustifiée car nous savions nous, qu’ils étaient innocents ces martyrs de Vingré […] De tout notre cœur, de toute notre piété, nous remercions ceux qui ont vengé la mémoire des infortunés poilus du 298ème. […] C’est grâce à leurs efforts que nos familles peuvent à présent marcher la tête haute, c’est grâce aux anciens du 298ème que ce monument expiatoire a pu être élevé. A tous, aux souscripteurs, nous disons merci […] Le 3 février 1922 nous venions en ce coin de terre de Vingré reconnaître nos morts. Je me souviendrai toujours la part prise à notre peine par les habitants.
Et maintenant, toi mon frère, vous, mes camarades infortunés du 298ème qui en ce soir de décembre nous faisiez vos adieux, en hâte l’ame en peine. Vous qui, d’une main déjà glacée, écriviez encore votre protestation d’innocence à l’heure ou le peloton fatal se réunissait […]
Vous n’êtes plus à présent les fusillés de Vingré, vous en êtes les martyrs, vous en êtes les héros.
Comme vos camarades, vous êtes tombés au Champ d’honneur et c’est le même drapeau qui vous sert de linceul. »

Quatrain lu par Antoinette Floch (Madame Barthélemy) le 5 avril 1925, jour de l’inauguration du monument des fusillés à Vingré :
«Là-bas sur leur calvaire, il faut construire un Temple
où nous irons draper la pourpre de leur sang.
Ils sont morts sans comprendre, ils sont morts pour l’exemple,
Et l’exemple est divin quand on est innocent.»


Le monument des fusillés de Vingré vu de face
Le monument des fusillés de Vingré vu de face – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

Le monument des fusillés de Vingré comporte plusieurs plaques commémoratives, sur celle apposée sur son socle, on peut lire l’inscription suivante :

Hommage des A.C du 298e R.I. / à la mémoire de leurs camarades / morts innocents / victimes de l’exemple ».


Vue rapprochée de la plaque commémorative principale du monument des fusillés de Vingré
Vue rapprochée de la plaque commémorative principale du monument des fusillés de Vingré – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

Sur la plaque commémorative principale placée au centre du monument, on peut lire l’inscription suivante :

Dans ce champ / sont tombés / glorieusement / le caporal Floch / les soldats / Blanchard, Durantet, Gay, Pettelet et Quinault / du 298e R.I. / FUSILLES / le 4 décembre 1914 / réhabilités solennellement / par la Cour de Cassation / le 29 janvier 1921″.


Plaque commémorative en souvenir de Claude Pettelet apposée sur le mur d'une maison de Vingré
En sa mémoire, une photographie de Claude Pettelet ainsi que sa dernière lettre adressée à sa femme et à ses parents ont été apposées sur le mur d’une maison de Vingré – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

Depuis 1999, non loin du lieu de l’exécution et en leur souvenir, les portraits et les dernières lettres des six fusillés du 4 décembre 1914 ont été apposés sur six maisons de Vingré.

Pour vous rendre sur le site …

Le Monument de Vingré est situé sur en bordure de la rue des vignes (D138) qui relie Berry à Nouvron en passant par Vingré. Vous pouvez stationner votre véhicule devant le monument. La cave dans laquelle les six condamnés passèrent leur dernière nuit est située en face du monument des fusillés.

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L’Infanterie à la Mobilisation, les Téléphonistes, les Sapeurs, 2 Août 1914


Planche d’uniforme : L’Infanterie à la Mobilisation, les Téléphonistes, les Sapeurs, 2 Août 1914 – Infographie : André Jouineau
Planche d’uniforme : L’Infanterie à la Mobilisation, les Téléphonistes, les Sapeurs, 2 Août 1914 – Infographie : André Jouineau.

Planche d’uniforme « L’Infanterie à la Mobilisation, les Téléphonistes, les Sapeurs, 2 Août 1914 » …

Infographie : André Jouineau – En couleur, JPEG HD, format A4 et à télécharger – Prix : 2,65 €.

Planche d’uniforme disponible sur le site Images de Soldats :
L’Infanterie à la Mobilisation, les Téléphonistes, les Sapeurs, 2 Août 1914

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Monument à la mémoire de Gaston de Gironde et du 16ème Dragons (Vivières – 02 – Aisne)


Le monument à la mémoire de Gaston de Gironde à Vivières
Le monument à la mémoire de Gaston de Gironde et du 16ème Dragons à Vivières – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

A propos de Gaston de Gironde …

Né le 3 avril 1873 à Ferrensac (Lot-et-Garonne) dans une famille d’ancienne et haute noblesse, le comte Eugène Marie Laurent Gaston de Gironde est issu de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr.

À la mobilisation de 1914, le lieutenant Gaston de Gironde commande le 2e escadron du 16e Dragons de la 5e division de cavalerie du général de Cornullier-Lucinière. Il a pour adjoint les lieutenants Henri de Kérillis, de Villelume, Gaudin de Villaine et Ronin. Son escadron a reçu pour ordre de marcher en pointe et de s’enfoncer dans la forêt de Villers-Cotterêts. Le 9 septembre 1914 au soir, il se trouve à quelques kilomètres au sud-ouest de Soissons, à une quinzaine de Pierrefonds, non loin d’un village appelé Mortefontaine dans la ferme de Vaubéron.

L’escadron est encerclé et pourchassé par les troupes allemandes. À 22h, un paysan signale aux dragons français la présence d’une escadrille de huit avions allemands Aviatiks stationnés pour la nuit à environ un kilomètre. Gironde ordonne l’assaut et, à 1h30, les 40 cavaliers chargent les avions allemands.

Gaudin de Villaine est tué par un tir de mitrailleuse installée sur une automobile, tandis que Gironde est mortellement blessé par cette même mitrailleuse, Le chef d’escadrille allemand est également tué lors de l’assaut et Kérillis gravement blessé, mais les huit Aviatiks sont détruits. Du côté français, il y a 27 survivants dont 8 blessés.

Ramassé par deux de ses cavaliers, le lieutenant de Gironde est transporté à l’ambulance allemande installée dans le château de Vivières (Aisne), propriété de l’écrivain Henry Bataille. Il y succombe deux heures plus tard le 10 septembre.

Ce combat mineur est resté dans les mémoires pour sa symbolique : le baroud d’honneur de l’arme du passé, la cavalerie, contre l’aviation, fer de lance des armées modernes.

(Source : article tiré du site fr.wikipedia.org)


Photographie montrant le monument en juillet 2013
Photographie montrant le monument en juillet 2013, le site a été modifié et amélioré depuis mon passage en mai 2008 – (Photo © 2013 Google).

Plaque commémorative à la mémoire de Gaston de Gironde
Plaque commémorative à la mémoire de Gaston de Gironde – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

Sur la plaque commémorative faisant face à la route, on peut lire l’inscription suivante :

A la mémoire de / Gaston de Gironde / Lieutenant au 16ème Regt de Dragons /
Tombé ici en preux / comme il le méritait / Commandant un escadron envoyé en / reconnaissance au milieu des lignes / allemandes fit dans la nuit du 10 sep. 1914 / une attaque héroïque contre un convoi / d’aéroplanes qu’il détruisit – citation à l’armée. »


Plaque commémorative à la mémoire de officiers et cavaliers du 16ème Dragons
Plaque commémorative à la mémoire de officiers et cavaliers du 16ème Dragons tués lors de l’engagement du 9 septembre 1914 – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

Sur une seconde plaque commémorative apposée sur le monument, on peut lire l’inscription suivante :

Officiers et Cavaliers / du 16ème Régiment de Dragons / Morts pour la France / au combat de Vivières / 10 septembre 1914. / – / De Gironde -Lieutenant / Gaudin de Villaine – Sous-Lieutenant / – / Crety – Brigadier / Porte – Brigadier / Joussemet – 2ème classe / Liverneaux – 2ème classe / Potet – 2ème classe /Neveux – 2ème classe / Petit – 2ème classe / Chaudorge – 2ème classe /Chiffoleau – 2ème classe / Cossenet – 2ème classe / Dudit – 2ème classe. »


Citation gravée sur le monument à la mémoire de Gaston de Gironde à Vivières
Citation gravée sur le monument à la mémoire de Gaston de Gironde à Vivières – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

Sur une troisième plaque commémorative, on peut lire un paragraphe de la Chanson de Roland :

Il était pareil à son épée, / comme elle, droit, doux fort et brillant. /
Il avait la trempe / du / soldat chrétien. »

Pour vous rendre sur le site …

Le Monument à la mémoire de Gaston de Gironde se situe en bordure de la D81 en quittant Vivières pour prendre la direction de Montigny-Lengrain. Vous avez la possibilité de stationner votre véhicule juste devant le monument.

Le corps du lieutenant Gaston de Gironde repose dans le cimetière communal de Vivières.

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L’Infanterie à la Mobilisation, la Section de Mitrailleuses, 2 Août 1914


Planches d’uniformes : L’Infanterie à la Mobilisation, la Section de Mitrailleuses, 2 Août 1914
Pack de 2 planches d’uniformes : L’Infanterie à la Mobilisation, la Section de Mitrailleuses, 2 Août 1914 – Infographie : André Jouineau.

Planches d’uniformes « L’Infanterie à la Mobilisation, la Section de Mitrailleuses, 2 Août 1914 » …

Infographie : André Jouineau – 2 planches en couleur, JPEG HD, format A4, fichier ZIP à télécharger – Prix : 5,30 €.

Pack de 2 planches d’uniformes disponible sur le site Images de Soldats :
L’Infanterie à la Mobilisation, la Section de Mitrailleuses, 2 Août 1914

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L’église de l’Assomption de la Vierge Marie et sa tour carrée (May-en-Multien – 77 – Seine-et-Marne)


L'Église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption et sa tour carrée à May-en-Multien
L’église de l’Assomption de la Vierge Marie et sa tour carrée à May-en-Multien – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

A propos de l’église …

Point culminant sur le plateau, la tour de l’église est un point stratégique. En septembre 1914, le capitaine Von Schütz y monte et voit la tour Eiffel, rêvant d’une prise rapide de la capitale !

La tour de 31 mètres a servi d’observatoire au général Degoutte, le 16 juillet 1917.

Durant toute l’occupation de la seconde guerre mondiale, une sentinelle allemande y guettait d’éventuels parachutages. En 1940, un bombardement a défoncé ses couvertures, percé de larges brèches dans la tour et a causé l’effondrement des voûtes du bas-côté Nord en lézardant celle de la nef.


Pupitre touristique situé devant l'église de May-en-Multien
Pupitre touristique situé devant l’église de May-en-Multien – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

Etat actuel de la façade nord de l'église de May-en-Multien
Etat actuel de la façade nord de l’église de May-en-Multien – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

Cet édifice remarquable et complexe, classé monument historique en 1911, montre l’évolution des styles architecturaux, entre les XUUe et XVIe siècles. La façade Nord constitue, avec le portail Nord et la porte Nord-Ouest, la partie la plus ancienne. D’époque romane, elle est ornée de modillons présentant des têtes grimaçantes, des chimères et divers motifs. Le choeur remonte au XIIIe siècle. La nef du XVe siècle, très lumineuse, est restaurée de 1895 à 1897.

La tour carrée, élevée en 1511, se termine par une plate-forme ; les travaux d’édification ont été conduits par l’architecte Panchard, aux frais de la famille de Girême, seigneurs du lieu, dont les armes se retrouvent en maints endroits.


La tour carrée vue côté rue du Moutier
La tour carrée photographiée côté rue du Moutier à May-en-Multien – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

La tour carrée vue depuis la D94 au niveau du cimetière communal
La tour carrée vue depuis le bas-côté de la D94, au niveau du cimetière communal – (Photo © 2008 Eric Le Maître).

Pour vous rendre sur le site …

L’église de l’Assomption de la Vierge Marie de May-en-Multien se situe rue de Crouy (D94), face à la mairie, à la sortie de la commune lorsqu’on prend la direction de Crouy-sur-Ourcq. Un parking gratuit est à disposition des visiteurs.