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La Royère – Chemin des Dames (Filain – 02 – Aisne)

Quelques photos du lieu …

A propos du site …

Le site de « La Royère » est composé d’une tranchée bétonnée dans laquelle a été disposée cinq grands panneaux contenant un grand nombre d’informations destinées aux visiteurs et d’un monticule de terre avec, à son sommet, trois tables d’orientation qui offre un magnifique panorama sur la vallée de l’Ailette, Pargny-Filain, Filain et le bois de la Bove.

Les panneaux de la tranchée bétonnée …

La tranchée en béton et ses panneaux …

La tranchée bétonnée symbolise bien évidemment les tranchées des poilus de la Première Guerre Mondiale.

Les panneaux décrivent quant à eux la préparation de l’offensive d’octobre 1917 et le rôle des troupes coloniales de l’armée française notamment lors de l’attaque de la Malmaison. Il y a cinq panneaux en tout : les troupes coloniales, l’offensive de la Malmaison, la France de toutes les couleurs, la préparation de l’offensive d’octobre 1917, sur le front de l’Aisne.

La butte et les tables d’orientation …

La butte artificielle et les tables d’orientation …

Le panorama depuis la butte du site de La Royère est magnifique par beau temps comme en témoignent mes photographies. Vous découvrez la vallée de l’Ailette et ses différents villages. Pragny-Filain, Filain et Chevregny.


Les restes du village de Pargny-Filain après la guerre
Les restes du village de Pargny-Filain à la fin de la première guerre mondiale. Des ruines, rien n’a échappé aux tirs de l’artillerie.

La ferme de La Royère …

Le site commémoratif de la Royère a été édifié à proximité de l’ancienne ferme de la Royère qui a été entièrement détruite pendant les combats. Cette ferme datait au moins du XIIIème siècle, elle fut reconstruite entre 1924 et 1930 en bordure du Chemin des Dames.


Carte du secteur de La Royère en 1912
Emplacement de l’ancienne ferme de La Royère en 1912 – (Source : Wikimedia Commons).

Sources …

Chemin des Dames : (fr.wikipedia.org)

Le portail du chemin des Dames : (www.chemindesdames.fr)

Pour vous rendre sur le site…

Le site commémoratif de La Royère se situe sur la commune de Filain entre le fort de la Malmaison et Cerny-en-Laonnois au croisement de la D18CD (Chemin des Dames) et de la D152. Le parking est gratuit.

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Fort de la Malmaison – Chemin des Dames (Chavignon – 02 – Aisne)


Panneau à l'entrée du fort de la Malmaison
Chavignon – Panneau d’information à l’entrée du fort de la Malmaison – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

La porte du Chemin des Dames …

La mission du fort de la Malmaison est d’arrêter l’ennemi venant de l’Est par le « Chemin des Dames » et de protéger la route Paris-Maubeuge entre Soissons et Laon. Il contrôle le couloir d’invasion que forme la vallée de l’Ailette. Cette Position est hautement stratégique car « qui tient le fort de la Malmaison tient la porte Ouest du Chemin des Dames. »


La cour de la caserne du fort de la Malmaison
La cour de la caserne du fort de la Malmaison avant les expériences de tir de 1886.

Des canons et des Hommes …

Le fort de la Malmaison pouvait abriter 804 hommes. En 1886, il était armé de 37 canons. Le plus gros canon tirait des obus de 40 kg à une distance de 9 km. Les réserves de vivres et de munitions étaient prévues pour soutenir six mois de siège, et les fours de la boulangerie permettaient de cuire 600 rations de pain chaque jour. L’approvisionnement en eau était assuré par deux puits et une citerne. Chauffées, éclairées et ventilées, les chambrées étaient équipées de lits superposés à 4 places pour 28 ou 60 hommes.


Croquis d'un canon de 155 MM long, modèle 1877
Croquis d’un canon de 155 MM long, modèle 1877, le fort de la Malmaison en possédait cinq.

Une caserne retranchée …

Le schéma général de construction des forts Séré de Rivières est adopté en 1874. Ces forts, de forme polygonale, protègent partiellement les troupes des bombardements. Construit de 1878 à 1882, le fort de la Malmaison forme un rectangle de 270 mètres sur 240. Deux caponnières doubles assurent la défense rapprochée du fossé, tandis que l’artillerie de longue portée prend place sur les plates-formes du rempart, à l’air libre. La caserne, placée au centre du fort, est protégée par un massif de 5 à 8 mètres de terre. Des traverses permettent de circuler à couvert et des abris sont aménagés dans l’épaisseur du rempart. Toutes les maçonneries sont en moellons calcaires extraits des carrières proches : les voûtes, épaisses de 80 centimètres, sont recouvertes d’une chape de ciment, d’une couche de pierres sèches et de 3 mètres de terre.


Plan du fort de la Malmaison
Plan du fort de la Malmaison.

Les expériences de 1886 …

Quatre ans seulement après sa construction, le fort de la Malmaison sert de terrain d’expérience pour tester de nouveaux explosifs à base d’acide picrique fondu (la « mélinite »).

En 1886, la direction du Génie décide de tester les nouveaux projectiles et explosifs sur le fort; durant trois mois, une batterie de tir installée à 300 mètres au sud du Chemin des Dames tire la bagatelle de 171 obus de tous calibres. Atterés, les observateurs recensent les multiples dégâts : voûtes effondrées, traverses fissurées, façades éventrées, blindages ruinés… Les nouveaux obus creusent des entonnoirs de 6 mètres de diamètre dans les massifs de terre; ils parviennent même à atteindre les façades de la caserne, et à défoncer la voûte d’un magasin à poudre, tandis que l’escarpe du rempart est disloquée par les pétards de mélinite.

A la suite des expériences de 1886, militaires et parlementaires concluent à la faillite générale du système de fortification. Après d’autres expériences, on trouve le moyen d’améliorer la résistance des forts aux nouveaux explosifs en renforçant les maçonneries avec du béton armé. Mais ces travaux coûteux ne sont mis en oeuvre que sur quelques places de première ligne, l’essentiel ces crédits étant affecté à la modernisation de l’armement des armées de campagne. Le fort de la Malmaison sert à nouveau de terrain d’exercice en 1894. Fortement endommagé, il est déclassé en 1912, mis en vente et partiellement démoli.

1914 : l’ironie du destin …

En 1914, les forts de deuxième ligne sont désarmés et sans garnison : les troupes françaises les délaissent rapidement, faute de pouvoir les utiliser comme position d’arrêt. Les Allemands investissent sans coup férir les forts de Condé-sur-Aisne, de Montbérault et de la Malmaison, et utilisent au mieux ces positions fortifiées pour briser la contre-offensive après la bataille de la Marne. Le front s’installe sur le Chemin des Dames pour quatre longues années, durant lesquelles les Alliés tenteront de reprendre ces forts construits trente ans plus tôt pour arrêter l’invasion, et désarmés avant même d’avoir connu le feu.


La cour de la caserne du fort après les bombardements de l’offensive du 23 octobre 1917
La cour de la caserne du fort après les bombardements de l’offensive du 23 octobre 1917.

1917 : la revanche …

Le 23 octobre 1917, à 5 h 15 du matin, les 554 hommes du 4e régiment de zouaves s’élancent à l’assaut du fort de la Malmaison. Cette offensive a été préparée durant trois mois, sur le terrain et à l’aide de photographies aériennes. Elle est précédée d’une intense préparation d’artillerie : le fort, qui a reçu en deux jours plus de 800 obus de gros calibre, n’est plus qu’un chaos de ruines imposantes. A 6 heures, les zouaves y plantent leur fanion tricolore : le fort est repris. Les Allemands se replient au Nord de l’Ailette.


Soldats Français sur l’observatoire en béton construit par les Allemands dans le fort
Soldats Français sur l’observatoire en béton construit par les Allemands dans le fort de la Malmaison.

1918 : le grand chassé-croissé …

Le 27 mai 1918, il faut moins de trois heures à la VIIe armée allemande pour reprendre le fort de la Malmaison et franchir le Chemin des Dames. Ses défenseurs n’ont pas pu résister à cette offensive surprise qui porte les Allemands jusqu’à Château-Thierry.

Quatre mois plus tard, les Alliés sont à nouveau au pied du Chemin des Dames, le 28 septembre 1918, à 11 h 30, une patrouille du 25e bataillon de chasseurs alpins français réussit à s’emparer du fort. Dans les jours qui suivent, les Allemands quittent définitivement la vallée de l’Ailette.


Les visites libres du fort de la Malmaison sont interdites
Comme l’indique ce panneau d’avertissement, les visites libres du fort de la Malmaison sont interdites – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

Sources …

La grande majorité des informations présentées dans cet article ont été recueilli sur les différents panneaux touristiques mis à la disposition des visiteurs à l’entrée du fort de la Malmaison.

Fort de la Malmaison : (fr.wikipedia.org)

Bataille de la Malmaison, 23-25 octobre 1917 : (fr.wikipedia.org)

Liens utiles …

Réservation visites du Fort de la Malmaison

Portail du Chemin des Dames

Pour vous rendre sur le site …

Le fort est accessible uniquement en visites guidées organisées par la Caverne du Dragon, musée du Chemin des Dames. Il est situé à l’extrémité nord du cimetière militaire allemand de la seconde guerre mondiale de la Malmaison. (Le fort est clairement indiqué sur toute les cartes routières ou touristiques). Le parking est gratuit.

Informations pratiques …

Adresse : Fort de la Malmaison – D18CD – 02000 – Chavignon

Téléphone : 03.23.25.14.18

Fax : 03.23.25.14.11

Email : caverne@cg02.fr

Heures d’ouverture : Tous les 4e dimanche de chaque mois, le Fort de la Malmaison ouvre ses portes aux visiteurs.

Deux visites vous sont proposées à 10h30 et 14h30 .
Durée de la visite : 1h30.
Vos billets sont à retirer le jour même à la Caverne du Dragon.

Tarif individuel à partir de 6 ans : 4 Euros

Tarif individuel – de 6 ans : Gratuit

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Monument de la 38ème division (Fort de la Malmaison – 02 – Aisne)


Monument à la mémoire de la 38ème division d'infanterie
Pargny-Filain – Le monument érigé à la mémoire de la 38ème division d’infanterie et de l’attaque du 23 octobre 1917 – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

A propos du monument …

Ce monument est dédié à la 38ème division d’infanterie et à l’attaque du 23 octobre 1917. Il est situé sur le bord de la D18CD (Chemin des Dames), juste à l’entrée du cimetière militaire allemand de le seconde guerre mondiale de la Malmaison.

Un autre monument dédié à la même division a été érigé à proximité du mémorial du Chemin des Dames à Cerny-en-Laonnois (Lire mon article).


Vue de face du Monument de la 38ème division d'infanterie
Le monument de la 38ème division d’infanterie vue de face – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

La plaque commémorative porte l’inscription suivante :

Le 23 octobre 1917, la 38e Division comprenant le 4e Régiment de Zouaves, le R.I.C.M., le 4e Régiment mixte Zouaves-Tirailleurs, le 8e Régiment Tirailleurs Tunisiens, le 32e Régiment d’Artillerie de campagne, part à l’attaque. D’un seul élan, le 4e Zouaves s’empare du Fort de la Malmaison et de tous ses objectifs, faisant les 23-24-25 octobre 600 prisonniers, capturant 17 canons et de nombreuses mitrailleuses, obtenant sa 6ème citation à l’ordre de l’Armée. »


Gros plan de la plaque commémorative du monument de la 38e division
Vue rapprochée de la plaque commémorative du monument de la 38ème division – (Photo © 2007 Eric Le Maître).
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Le monument à la mémoire du Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc (R.I.C.M.) (Chavignon – 02 – Aisne)


Le monument à la mémoire du Régiment d'Infanterie Coloniale du Maroc
Le monument à la mémoire du Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

A propos du monument …

Ce monument est situé sur la commune de Chavignon en bordure de la D.18CD (Chemin des Dames), peu avant le fort de la Malmaison, en venant de la N2 reliant Soissons à Laon.

Il fut inauguré le 8 juillet 1934.

Le régiment d’infanterie coloniale du Maroc …

Le monument a été érigé en hommage au courage du régiment d’infanterie coloniale du Maroc qui, à lui seul, s’empare, le 23 octobre 1917, des carrières de la Bohéry puis les lignes de tranchées du chemin des Dames avant d’atteindre tous ses autres objectifs en capturant au passage 950 prisonniers dont 14 officiers, 10 canons de gros calibres et un nombreux matériel de guerre. Ce régiment était commandé par le lieutenant-colonel Debailleul.


La plaque commémorative du monument du RICM
La plaque commémorative du monument à la mémoire du RICM – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

La plaque commémorative porte l’inscription suivante :

Le général commandant la 6ème armée cite à l’ordre de l’armée le régiment d’infanterie coloniale du maroc.

Ordre général n°529 du 13 novembre 1917

Régiment d’élite sous l’énergique commandement du lieutenant-colonel Debailleul a, le 23 octobre 1917, par une manoeuvre audacieuse difficile et remarquablement exécutée, encerclé et enlevé de haute lutte les carrières de la Bohéry, s’est emparé ensuite des lignes de tranchées du Chemin des Dames que la garde prussienne avait l’ordre de défendre à tout prix, puis progressant encore sous un feu violent d’artillerie et de mitrailleuses sur une profondeur de plus de deux kilomètres et demi malgré des pertes sensibles, a atteint avec un entrain admirable tous les objectifs, infligeant à l’ennemi de lourdes pertes, capturant 950 prisonniers dont 14 officiers, 10 canons, de 8 de gros calibre, et un nombreux matériel de guerre. Signé : Maistre