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Cimetière militaire allemand de Cerny-en-Laonnois – Chemin des Dames (02 – Aisne)


Cimetière militaire allemand de Cerny-en-Laonnois
Cimetière militaire allemand de Cerny-en-Laonnois – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

A propos du cimetière allemand …

Construit par les autorités françaises à partir de 1919 en application de l’article 225 du Traité de Versailles, ce cimetière regroupa dans un premier temps les corps de 5.125 soldats allemands avant d’être agrandi en 1924 et 1925 pour recceuillir les dépouilles d’autres soldats provenant des mêmes secteurs de combat.

De nos jours, ce cimetière comptes 7.526 corps de soldats allemands. 3.533 reposent dans des tombes individuelles et collectives, 46 d’entre eux n’ont toujours pas été identifiés. 3.993 autres dépouilles ont été réuni dans l’ossuaire dont 3.080 inconnus.

En 1972, le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge a remplacé les croix de bois par ces croix de pierre.

Les soldats allemands enterrés dans ce cimetière ont perdu la vie en combattant dans le secteur du Chemin des Dames, notamment pendant l’automne 1914, au printemps 1915 et pendant les batailles de 1917 et 1918.


Bloc contenant le registre du cimetière militaire allemand de Cerny-en-Laonnois
Bloc contenant le registre des soldats allemands inhumés dans le cimetière de Cerny-en-Laonnois – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

Sépultures de Josef Braun et Johannes Gorski
Sépulture commune de Josef Braun et de Johannes Gorski – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

Sources …

Le cimetière militaire allemand de Cerny-en-laonnois : (www.memorial-chemindesdames.fr)

Cimetière militaire allemand de Cerny-en-Laonnois (fr.wikipedia.org)

Lien utile …

Liste des soldats allemands inhumés dans ce cimetière.

Pour vous rendre sur le site …

Le cimetière militaire allemand de Cerny-en-Laonnois se situe en bordure de la D18CD (Chemin des Dames). Le parking est gratuit en garant votre véhicule devant le mémorial (Chapelle en face de la nécropole nationale).

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Cimetière militaire français de Cerny-en-Laonnois – Chemin des Dames (02 – Aisne)

Quelques photos du lieu …

A propos de la nécropole nationale de Cerny-en-Laonnois …

En 1919, dans un paysage ravagé, le service de l’état civil de la 2e région militaire (secteur Aisne) fait commencer les travaux de terrassement pour le regroupement des corps des combattants français tombés autour de Cerny et exhumés des cimetières provisoires environnants. Institué nécropole nationale en 1924, ce cimetière militaire rassemble 5.150 corps, dont 2.764 dans des tombes individuelles. Sur le terrain limitrophe, les autorités françaises font également débuter les travaux de regroupement des corps des soldats allemands. Ils sont achevés en novembre 1928 par le « Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge », association chargée de l’entretien des sépultures allemandes.

Le 8 juillet 1962, Charles de Gaulle et Conrad Adenauer sont venus se recueillir à Cerny devant les tombes des soldats français et allemands, en souhaitant « que leur mort contribue au rapprochement des deux nations, la France et l’Allemagne, et rende impossible toute autre guerre entre elles pour tous les temps ».


Sépulture de Amara ben Belaid au cimetière militaire de Cerny-en-Laonnois
Sépulture de Amara ben Belaid au cimetière militaire de Cerny-en-Laonnois – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

Sépulture de Léon Voirin au cimetière militaire de Cerny-en-Laonnois
Sépulture de Léon Voirin au cimetière militaire de Cerny-en-Laonnois – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

Sources …

Le cimetière militaire français de Cerny-en-laonnois : (www.memorial-chemindesdames.fr)

Nécropole nationale de Cerny-en-Laonnois (fr.wikipedia.org)

Lien utile …

Liste des soldats français inhumés dans ce cimetière.

Pour vous rendre sur le site …

La nécropole nationale de Cerny-en-Laonnois se situe en bordure de la D18CD (Chemin des Dames). Le parking est gratuit en garant votre véhicule devant le mémorial (Chapelle en face de la nécropole).

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Monument du 27ème Bataillon de Chasseurs Alpins (Braye-en-Laonnois- 02 – Aisne)


Panneau indiquant le monument de la 27ème BCA à Braye-en-Laonnois
Panneau indiquant le monument de la 27ème BCA à Braye-en-Laonnois – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

A propos du monument …

Ce monument rend hommage aux morts de la Grande Guerre, de 1939-1945 et aux résistants. Il est principalement dédié à la mémoire des morts de deux bataillons de Chasseurs Alpins, les 27ème et 67ème. Il fut érigé en 1947 à l’emplacement du PC du lieutenant Romieu, d’où il trouva la mort le 6 juin 1940.


Vue du monument de la 27ème BCA depuis l'entrée du site
Vue du monument de la 27ème BCA depuis l’entrée du site – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

Le monument de la 27ème BCA vu de face
Une autre vue du monument de la 27ème BCA – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

Historique des combats du 27ème BCA dans l’Aisne …

Aux abords du monument, on trouve affiché un petit historique des combats du 27ème BCA dans l’Aisne. En voici le récit complet :
« …Au cours de la guerre de 1914-1918, le 27ème BCA fut envoyé dans tous les secteurs du front. Dans l’Aisne en 1917 :
En avril, il attaque la tranchée de Lutzen (nom donné par les allemands à l’une de leurs positions).
Le 10 août, au Chemin des Dames, il repousse une terrible contre-attaque qui lui vaut sa quatrième citation, à l’ordre du Corps d’Armée.
En octobre, il attaque à Pargny-Filain, près du fort de la Malmaison, où il met en fuite l’ennemi.
En 1918, en août et septembre, au Sud-Ouest de Laon, il attaque le 31 août et prend des positions allemandes, sur la ligne Hindenburg, obtenant ainsi sa septième citation à l’ordre de l’armée.

Détenteur de 9 citations, il voyait son fanion décoré de la fouragère de la Légion d’Honneur. Le président du Conseil Georges Clémenceau tint à lui faire l’honneur d’une visite personnelle.

Les combats du 67ème BCA pendant la première guerre mondiale :
Constitué à la mobilisation générale le 2 août 1914, avec un encadrement actif provenant en grande partie du 27ème BCA, le 67ème se forma à Villefranche-sur-Mer. Après une courte période d’instruction et d’entraînement, il était embarqué dès le 21 à destination de nos frontières.
Pendant quatre ans, il fit preuve des plus belles qualités guerrières et se montra l’égal des bataillons actifs.
Le 13 août 1918, ses actions d’éclat lui avait fait décerner le titre de « troupe de choc incomparable ». Engagé dans tous les secteurs, sur la Somme, la Meuse, la Marne, l’Aisne, l’Alette, le Chemin des Dames, à Craonne, à la Malmaison, dans les Vosges, à Metzéral, au Reigchater, au Linge, à l’Hartman, il termina la campagne sur la Sambre en franchissant le canal tenu par des troupes d’élite allemandes, le 67ème titulaire de la fouragère verte, avait mérité au cours de la campagne 6 citations à l’ordre de la division, 3 citations à l’ordre du corps d’armée et 3 citations à l’ordre de l’armée.
En 1917, le 23 octobre, près de ce lieu, il enlève les positions d’entre deux monts et du ravin de Vaux dans le secteur de la Malmaison.
Le 25, il soutient une attaque sur Filain.
En août 1918, du 8 août au 17 septembre, il est engagé dans la région de Vauxaillon et se couvre à nouveau de gloire. »


A la mémoire de nos morts 1914-18 - 1939-45
« A la mémoire de nos morts 1914-18 – 1939-45 » – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

Pour vous rendre sur le site …

Le monument des 27ème et 67ème Bataillons de Chasseurs Alpins se situe sur la commune de Braye-en-Laonnois. Pour vous rendre sur le site, vous devez suivre le Chemin des Dames (D18CD) puis prendre la direction de Ostel et suivre les panneaux indiquant « Monument du 27ème B.C.A. » ou « 27e B.C.A. ». Cette route se trouve entre la ferme de La Royère et celle de Malval. Attention au bout d’un bon kilomètre, vous devrez prendre un mauvais chemin de terre à sens unique, aucune possibilité de vous ranger sur le bas côté. Au bout de ce chemin, vous découvrirez un petit monticule aménagé avec un petit parking et une aire de pique-nique. Si le chemin de terre est en trop mauvais état lors de votre visite, nul doute que vous devrez finir le chemin à pied.

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La Royère – Chemin des Dames (Filain – 02 – Aisne)

Quelques photos du lieu …

A propos du site …

Le site de « La Royère » est composé d’une tranchée bétonnée dans laquelle a été disposée cinq grands panneaux contenant un grand nombre d’informations destinées aux visiteurs et d’un monticule de terre avec, à son sommet, trois tables d’orientation qui offre un magnifique panorama sur la vallée de l’Ailette, Pargny-Filain, Filain et le bois de la Bove.

Les panneaux de la tranchée bétonnée …

La tranchée en béton et ses panneaux …

La tranchée bétonnée symbolise bien évidemment les tranchées des poilus de la Première Guerre Mondiale.

Les panneaux décrivent quant à eux la préparation de l’offensive d’octobre 1917 et le rôle des troupes coloniales de l’armée française notamment lors de l’attaque de la Malmaison. Il y a cinq panneaux en tout : les troupes coloniales, l’offensive de la Malmaison, la France de toutes les couleurs, la préparation de l’offensive d’octobre 1917, sur le front de l’Aisne.

La butte et les tables d’orientation …

La butte artificielle et les tables d’orientation …

Le panorama depuis la butte du site de La Royère est magnifique par beau temps comme en témoignent mes photographies. Vous découvrez la vallée de l’Ailette et ses différents villages. Pragny-Filain, Filain et Chevregny.


Les restes du village de Pargny-Filain après la guerre
Les restes du village de Pargny-Filain à la fin de la première guerre mondiale. Des ruines, rien n’a échappé aux tirs de l’artillerie.

La ferme de La Royère …

Le site commémoratif de la Royère a été édifié à proximité de l’ancienne ferme de la Royère qui a été entièrement détruite pendant les combats. Cette ferme datait au moins du XIIIème siècle, elle fut reconstruite entre 1924 et 1930 en bordure du Chemin des Dames.


Carte du secteur de La Royère en 1912
Emplacement de l’ancienne ferme de La Royère en 1912 – (Source : Wikimedia Commons).

Sources …

Chemin des Dames : (fr.wikipedia.org)

Le portail du chemin des Dames : (www.chemindesdames.fr)

Pour vous rendre sur le site…

Le site commémoratif de La Royère se situe sur la commune de Filain entre le fort de la Malmaison et Cerny-en-Laonnois au croisement de la D18CD (Chemin des Dames) et de la D152. Le parking est gratuit.

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Fort de la Malmaison – Chemin des Dames (Chavignon – 02 – Aisne)


Panneau à l'entrée du fort de la Malmaison
Chavignon – Panneau d’information à l’entrée du fort de la Malmaison – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

La porte du Chemin des Dames …

La mission du fort de la Malmaison est d’arrêter l’ennemi venant de l’Est par le « Chemin des Dames » et de protéger la route Paris-Maubeuge entre Soissons et Laon. Il contrôle le couloir d’invasion que forme la vallée de l’Ailette. Cette Position est hautement stratégique car « qui tient le fort de la Malmaison tient la porte Ouest du Chemin des Dames. »


La cour de la caserne du fort de la Malmaison
La cour de la caserne du fort de la Malmaison avant les expériences de tir de 1886.

Des canons et des Hommes …

Le fort de la Malmaison pouvait abriter 804 hommes. En 1886, il était armé de 37 canons. Le plus gros canon tirait des obus de 40 kg à une distance de 9 km. Les réserves de vivres et de munitions étaient prévues pour soutenir six mois de siège, et les fours de la boulangerie permettaient de cuire 600 rations de pain chaque jour. L’approvisionnement en eau était assuré par deux puits et une citerne. Chauffées, éclairées et ventilées, les chambrées étaient équipées de lits superposés à 4 places pour 28 ou 60 hommes.


Croquis d'un canon de 155 MM long, modèle 1877
Croquis d’un canon de 155 MM long, modèle 1877, le fort de la Malmaison en possédait cinq.

Une caserne retranchée …

Le schéma général de construction des forts Séré de Rivières est adopté en 1874. Ces forts, de forme polygonale, protègent partiellement les troupes des bombardements. Construit de 1878 à 1882, le fort de la Malmaison forme un rectangle de 270 mètres sur 240. Deux caponnières doubles assurent la défense rapprochée du fossé, tandis que l’artillerie de longue portée prend place sur les plates-formes du rempart, à l’air libre. La caserne, placée au centre du fort, est protégée par un massif de 5 à 8 mètres de terre. Des traverses permettent de circuler à couvert et des abris sont aménagés dans l’épaisseur du rempart. Toutes les maçonneries sont en moellons calcaires extraits des carrières proches : les voûtes, épaisses de 80 centimètres, sont recouvertes d’une chape de ciment, d’une couche de pierres sèches et de 3 mètres de terre.


Plan du fort de la Malmaison
Plan du fort de la Malmaison.

Les expériences de 1886 …

Quatre ans seulement après sa construction, le fort de la Malmaison sert de terrain d’expérience pour tester de nouveaux explosifs à base d’acide picrique fondu (la « mélinite »).

En 1886, la direction du Génie décide de tester les nouveaux projectiles et explosifs sur le fort; durant trois mois, une batterie de tir installée à 300 mètres au sud du Chemin des Dames tire la bagatelle de 171 obus de tous calibres. Atterés, les observateurs recensent les multiples dégâts : voûtes effondrées, traverses fissurées, façades éventrées, blindages ruinés… Les nouveaux obus creusent des entonnoirs de 6 mètres de diamètre dans les massifs de terre; ils parviennent même à atteindre les façades de la caserne, et à défoncer la voûte d’un magasin à poudre, tandis que l’escarpe du rempart est disloquée par les pétards de mélinite.

A la suite des expériences de 1886, militaires et parlementaires concluent à la faillite générale du système de fortification. Après d’autres expériences, on trouve le moyen d’améliorer la résistance des forts aux nouveaux explosifs en renforçant les maçonneries avec du béton armé. Mais ces travaux coûteux ne sont mis en oeuvre que sur quelques places de première ligne, l’essentiel ces crédits étant affecté à la modernisation de l’armement des armées de campagne. Le fort de la Malmaison sert à nouveau de terrain d’exercice en 1894. Fortement endommagé, il est déclassé en 1912, mis en vente et partiellement démoli.

1914 : l’ironie du destin …

En 1914, les forts de deuxième ligne sont désarmés et sans garnison : les troupes françaises les délaissent rapidement, faute de pouvoir les utiliser comme position d’arrêt. Les Allemands investissent sans coup férir les forts de Condé-sur-Aisne, de Montbérault et de la Malmaison, et utilisent au mieux ces positions fortifiées pour briser la contre-offensive après la bataille de la Marne. Le front s’installe sur le Chemin des Dames pour quatre longues années, durant lesquelles les Alliés tenteront de reprendre ces forts construits trente ans plus tôt pour arrêter l’invasion, et désarmés avant même d’avoir connu le feu.


La cour de la caserne du fort après les bombardements de l’offensive du 23 octobre 1917
La cour de la caserne du fort après les bombardements de l’offensive du 23 octobre 1917.

1917 : la revanche …

Le 23 octobre 1917, à 5 h 15 du matin, les 554 hommes du 4e régiment de zouaves s’élancent à l’assaut du fort de la Malmaison. Cette offensive a été préparée durant trois mois, sur le terrain et à l’aide de photographies aériennes. Elle est précédée d’une intense préparation d’artillerie : le fort, qui a reçu en deux jours plus de 800 obus de gros calibre, n’est plus qu’un chaos de ruines imposantes. A 6 heures, les zouaves y plantent leur fanion tricolore : le fort est repris. Les Allemands se replient au Nord de l’Ailette.


Soldats Français sur l’observatoire en béton construit par les Allemands dans le fort
Soldats Français sur l’observatoire en béton construit par les Allemands dans le fort de la Malmaison.

1918 : le grand chassé-croissé …

Le 27 mai 1918, il faut moins de trois heures à la VIIe armée allemande pour reprendre le fort de la Malmaison et franchir le Chemin des Dames. Ses défenseurs n’ont pas pu résister à cette offensive surprise qui porte les Allemands jusqu’à Château-Thierry.

Quatre mois plus tard, les Alliés sont à nouveau au pied du Chemin des Dames, le 28 septembre 1918, à 11 h 30, une patrouille du 25e bataillon de chasseurs alpins français réussit à s’emparer du fort. Dans les jours qui suivent, les Allemands quittent définitivement la vallée de l’Ailette.


Les visites libres du fort de la Malmaison sont interdites
Comme l’indique ce panneau d’avertissement, les visites libres du fort de la Malmaison sont interdites – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

Sources …

La grande majorité des informations présentées dans cet article ont été recueilli sur les différents panneaux touristiques mis à la disposition des visiteurs à l’entrée du fort de la Malmaison.

Fort de la Malmaison : (fr.wikipedia.org)

Bataille de la Malmaison, 23-25 octobre 1917 : (fr.wikipedia.org)

Liens utiles …

Réservation visites du Fort de la Malmaison

Portail du Chemin des Dames

Pour vous rendre sur le site …

Le fort est accessible uniquement en visites guidées organisées par la Caverne du Dragon, musée du Chemin des Dames. Il est situé à l’extrémité nord du cimetière militaire allemand de la seconde guerre mondiale de la Malmaison. (Le fort est clairement indiqué sur toute les cartes routières ou touristiques). Le parking est gratuit.

Informations pratiques …

Adresse : Fort de la Malmaison – D18CD – 02000 – Chavignon

Téléphone : 03.23.25.14.18

Fax : 03.23.25.14.11

Email : caverne@cg02.fr

Heures d’ouverture : Tous les 4e dimanche de chaque mois, le Fort de la Malmaison ouvre ses portes aux visiteurs.

Deux visites vous sont proposées à 10h30 et 14h30 .
Durée de la visite : 1h30.
Vos billets sont à retirer le jour même à la Caverne du Dragon.

Tarif individuel à partir de 6 ans : 4 Euros

Tarif individuel – de 6 ans : Gratuit

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Monument de la 38ème division (Fort de la Malmaison – 02 – Aisne)


Monument à la mémoire de la 38ème division d'infanterie
Pargny-Filain – Le monument érigé à la mémoire de la 38ème division d’infanterie et de l’attaque du 23 octobre 1917 – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

A propos du monument …

Ce monument est dédié à la 38ème division d’infanterie et à l’attaque du 23 octobre 1917. Il est situé sur le bord de la D18CD (Chemin des Dames), juste à l’entrée du cimetière militaire allemand de le seconde guerre mondiale de la Malmaison.

Un autre monument dédié à la même division a été érigé à proximité du mémorial du Chemin des Dames à Cerny-en-Laonnois (Lire mon article).


Vue de face du Monument de la 38ème division d'infanterie
Le monument de la 38ème division d’infanterie vue de face – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

La plaque commémorative porte l’inscription suivante :

Le 23 octobre 1917, la 38e Division comprenant le 4e Régiment de Zouaves, le R.I.C.M., le 4e Régiment mixte Zouaves-Tirailleurs, le 8e Régiment Tirailleurs Tunisiens, le 32e Régiment d’Artillerie de campagne, part à l’attaque. D’un seul élan, le 4e Zouaves s’empare du Fort de la Malmaison et de tous ses objectifs, faisant les 23-24-25 octobre 600 prisonniers, capturant 17 canons et de nombreuses mitrailleuses, obtenant sa 6ème citation à l’ordre de l’Armée. »


Gros plan de la plaque commémorative du monument de la 38e division
Vue rapprochée de la plaque commémorative du monument de la 38ème division – (Photo © 2007 Eric Le Maître).
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Le monument à la mémoire du Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc (R.I.C.M.) (Chavignon – 02 – Aisne)


Le monument à la mémoire du Régiment d'Infanterie Coloniale du Maroc
Le monument à la mémoire du Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

A propos du monument …

Ce monument est situé sur la commune de Chavignon en bordure de la D.18CD (Chemin des Dames), peu avant le fort de la Malmaison, en venant de la N2 reliant Soissons à Laon.

Il fut inauguré le 8 juillet 1934.

Le régiment d’infanterie coloniale du Maroc …

Le monument a été érigé en hommage au courage du régiment d’infanterie coloniale du Maroc qui, à lui seul, s’empare, le 23 octobre 1917, des carrières de la Bohéry puis les lignes de tranchées du chemin des Dames avant d’atteindre tous ses autres objectifs en capturant au passage 950 prisonniers dont 14 officiers, 10 canons de gros calibres et un nombreux matériel de guerre. Ce régiment était commandé par le lieutenant-colonel Debailleul.


La plaque commémorative du monument du RICM
La plaque commémorative du monument à la mémoire du RICM – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

La plaque commémorative porte l’inscription suivante :

Le général commandant la 6ème armée cite à l’ordre de l’armée le régiment d’infanterie coloniale du maroc.

Ordre général n°529 du 13 novembre 1917

Régiment d’élite sous l’énergique commandement du lieutenant-colonel Debailleul a, le 23 octobre 1917, par une manoeuvre audacieuse difficile et remarquablement exécutée, encerclé et enlevé de haute lutte les carrières de la Bohéry, s’est emparé ensuite des lignes de tranchées du Chemin des Dames que la garde prussienne avait l’ordre de défendre à tout prix, puis progressant encore sous un feu violent d’artillerie et de mitrailleuses sur une profondeur de plus de deux kilomètres et demi malgré des pertes sensibles, a atteint avec un entrain admirable tous les objectifs, infligeant à l’ennemi de lourdes pertes, capturant 950 prisonniers dont 14 officiers, 10 canons, de 8 de gros calibre, et un nombreux matériel de guerre. Signé : Maistre

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Monument Commémoratif de la Butte de Chalmont (Oulchy-le-Château – 02 – Aisne)

Quelques photos du lieu …

A propos du monument …

Ce monument, dit « Les Fantômes » commémorant la victoire de la deuxième bataille de la Marne par les alliés, se dresse majestueusement sur la butte de Chalmont à près de 155 mètres d’altitude. Financé grâce à une souscription nationale, il rend hommage aux soldats tombés pour la France lors des combats de 1918.

Cette oeuvre, haute de huit mètres, du sculpteur Paul Landowski (1875-1961), commencée en 1919, fut inaugurée le 21 juillet 1935 par le Président de la République, Albert Lebrun.


La France et le bouclier aux trois déesses : liberté, égalité, fraternité
La France et le bouclier aux trois déesses : liberté, égalité, fraternité – En arrière plan, les fantômes – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

Les fantômes sont au nombre de huit, ils ont tous les yeux clos et ils représentent une jeune recrue, un sapeur, un mitrailleur, un grenadier, un colonial, un fantassin, un aviateur et le spectre de la mort sortant de son linceul.


Les huit fantômes du monument de la butte de Chalmont
Les huit fantômes du monument de la butte de Chalmont – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

Sur la photographie ci-dessous, on peut observer les quatre séries d’escaliers qui séparent la statue de la France et les huit fantômes, ils symbolisent les quatre années de guerre du premier conflit mondial.


Les quatre escaliers pour quatre années de guerre
Quatre séries d’escaliers pour quatre années de guerre entre 1914 et 1918 – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

A droite et à gauche de la statue représentant la France, on trouve deux grandes stèles qui relatent les événements de 1918.

Celle de gauche est à la mémoire des officiers, sous-officiers et soldats, vainqueurs des dures journées du 15 juillet au 4 août 1918, annonciatrices de la délivrance, de la victoire et de la paix…


Seconde stèle du monument de la butte de Chalmont
Stèle à la mémoire des officiers, sous-officiers et soldats qui ont combattu du 15 juillet au 4 août 1918 – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

Celle de droite, relate les opérations militaires :

« Le 15 juillet 1918, l’ennemi engage la bataille en Champagne contre les IVème, Vème et VIème armées – Le 17, ses efforts sont brisés de Château-Thierry à l’Argonne. A l’aube du 18 juillet, entre Nouvron et la Marne, les Xème et Vème armées s’élancent à l’assaut sur le flanc de l’ennemi, atteignent le soir le front Pernant-Torcy, progressent sans arrêt les jours suivants et enlèvent la butte de Chalmont (25 et 26 juillet), succès décisif qui repousse l’ennemi sur les plateaux du tardenois. Il tente en vain de résister au nord de l’Ourcq – combats du Grand-Rozoy – il est rejeté sur la Vesle. Soissons est délivré, 30.000 prisonniers et un matériel considérable sont capturés. Le front est raccourci de 50 km, la voie Paris-Chalons rétablie, la menace contre Paris levée. Après trois semaines de durs combats, auxquels participèrent des divisions américaines, britanniques et italiennes, la seconde bataille de la Marne se terminait victorieusement. L’initiative des opérations passait aux mains des alliés »


Première stèle du monument de la butte de Chalmont
Stèle relatant les événements survenus entre le 15 juillet et le 4 août 1918 – (Photo © 2007 Eric Le Maître).

Paul Landowski et Les Fantômes :

Les Fantômes, sculpture monumentale érigée sur la Butte Chalmont près d’Oulchy-le-Château (Aisne), est l’une des œuvres majeures de Paul Landowski.
Le sculpteur français d’origine polonaise (1875-1961), célèbre depuis qu’il a obtenu le Grand Prix de Rome en 1900 pour son David combattant Goliath, achève, dès 1923, un plâtre de la future œuvre. Il représente sept soldats d’armes différentes et en leur sein un jeune homme nu, héros sacrifié, s’élevant vers le ciel. Il rappelle la souffrance des hommes précipités dans la guerre.
Cette préfiguration de l’œuvre de commande qui doit commémorer la 2e bataille de la Marne est saluée par la critique. L’artiste et les commanditaires se mettent alors en quête d’un emplacement pour l’élévation du monument. La Butte Chalmont est choisie en 1927 en dépit du peu d’enthousiasme du sculpteur. La collaboration avec l’architecte Jean Taillens finira par convaincre ce dernier de l’intérêt du site.
Les Fantômes sont sculptés en granit rose “pierre d’éternité” et inaugurés en 1935 par le président Lebrun. Au pied du site, une statue de La France, également signée Landowski, arbore un bouclier sur lequel sont sculptés la Liberté, l’Egalité et la Fraternité.
Hasard de l’histoire, c’est à la Butte Chalmont qu’en 1968 Charles de Gaulle prononcera une allocution lors de son dernier voyage comme président de la République.


Paul Landowski en 1932
Le sculpteur français Paul Landowski en 1932 – (Source : Wikimedia Commons).

Inauguration du monument de la butte de chalmont en 1935
Inauguration du monument de la butte de chalmont le 21 juillet 1935 par le Président de la République Albert Lebrun – Journal Le Matin n°18750 du lundi 22 juillet 1935 – (Source : gallica.bnf.fr).

Sources …

Monument national de la seconde bataille de la Marne : (fr.wikipedia.org)

Paul Landowski et Les Fantômes : (www.chemindesdames.fr)

Pour en savoir davantage sur le sculpteur français Paul Landowski : (fr.wikipedia.org)

Pour vous rendre sur le site…

Que vous partiez de Château-Thierry ou de Soissons, prenez la D1 en direction d’Oulchy-le-Château. Quittez la D1 en suivant les panneaux indiquant « Les Fantômes de Landowski ». Vous devrez donc suivre la D22 en direction de Beugneux. Arrivé à environ 500 mètres de ce village, vous serez amené à tourner et à prendre la D229 en direction de Wallée, toujours en suivant les panneaux indiquant « Les Fantômes de Landowski ». L’entrée est libre et le parking est gratuit.