Georges Hippolyte, 1880-1953 – Ma chère Marie-Thérèse – Journal du front 1914-1917 et correspondances

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Georges Hippolyte, lieutenant au 38e régiment d’artillerie, passe 37 mois sur le front entre 1914 et 1917. Si lui-même en revient, son frère Fernand perdra la vie au cours de l’offensive de la Somme en juillet 1916. Les mémoires et correspondances qu’il a laissés à ses descendants nous rappellent que des hommes ont vécu dans l’enfer de cette guerre, que des millions de combattants sont morts sur les champs de bataille ou sont rentrés mutilés ou rendus fous par ce qu’ils ont vécu sur le front. Ma chère Marie-Thérèse témoigne de cette période tragique de notre histoire et contribue à faire en sorte qu’elle ne se reproduise pas.

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Description

Des correspondances sauvées in extremis… Quelque 620 lettres écrites pendant la période 1914-1917 (la plupart par Georges Hippolyte à son épouse) ont été conservées dans sa maison située à Amiens. De plus, pendant qu’il était sur le front, Georges notait les faits essentiels de ses journées. Il a rédigé et dactylographié une centaine de pages de mémoires. Louis, le fils unique du couple, a gardé la maison et tout ce qu’elle contenait. À la fin de sa vie, il a voulu détruire les « papiers » de ses parents (documents administratifs, professionnels, courriers, carnets, journaux de l’époque, photos, cartes postales…, tout ce que l’on accumule au cours des années. Il n’a pas terminé sa besogne destructrice avant de mourir et nous les avons retrouvés, stockés pêle-mêle dans une grande caisse en carton. Nous avons emporté la caisse, assemblé puis scotché les morceaux. Notre long travail de reconstitution a été largement récompensé, il nous a permis de mieux connaître notre aïeul décédé en avril 1953 et de rendre publique une précieuse page d’Histoire.
En 1899, Georges Hippolyte entre à l’École Centrale des Arts et Manufactures pour y suivre une formation d’ingénieur. Les élèves reçoivent une préparation militaire. Il en sort avec le grade de sous-lieutenant. En janvier 1907, il épouse Marie-Thérèse Debeugny. Le couple s’installe à Lourches, dans le Nord, Georges travaille à la Compagnie des Mines de Douchy qui exploite le charbon sur les communes de Lourches, Roeulx, Douchy-les-Mines et Haulchin. Il est responsable du service commercial et des approvisionnements.
Sa famille et celle de son épouse vivent dans le Nord, le Pas-de-Calais, l’Aisne et la Somme. Elles seront immédiatement isolées, ces régions sont envahies par les Allemands dès le début de la guerre. Le territoire occupé est coupé du reste de la France par une frontière infranchissable. Georges sera fou d’inquiétude pour elles.
« Samedi 1er août 1914 – L’on sent dans l’air que des événements graves vont survenir. Sur ma demande, Papa vient me dire au revoir, accompagné de Fernand. Les dernières classes sont partiellement rappelées : maréchaux, ouvriers, génie, etc. Au retour de la gare, vers 4 heures ½, on annonce que le décret de mobilisation va paraître. Affichage. Un moment de stupeur, suivi d’un enthousiasme fort pondéré : au moins, nous savons à quoi nous en tenir. Je mets vivement mes affaires en place, dis au revoir à mes employés, remets mes clefs à monsieur Thiéry. Je vais dire au revoir à mes amis de Lourches. Mes affaires sont prêtes. Nuit affreuse. Insomnie complète. Marie-Thérèse se trouve mal. »
Georges Hippolyte est lieutenant au 38e régiment d’artillerie. Il cantonne dans le Pas-de-Calais et se prépare à l’offensive en Artois. Il installe des observatoires, aménage des gîtes-observatoires dans les tranchées autour de Carency, place des lignes téléphoniques qu’il modifie sans cesse. Entre-temps, il renonce au poste d’adjoint au commandant, sa vue défaillante ne lui permet pas de commander une batterie, pour assumer celui de l’approvisionnement. Nous noterons au moins 180 déplacements.
Son frère, Fernand, part à la guerre avec le grade de caporal-mitrailleur au 273e régiment d’infanterie. Il est propulsé sur le front de Verdun d’où il sort indemne pour aller se faire tuer en juillet 1916 dans la bataille de la Somme, à quelques kilomètres des siens sans avoir pu les revoir depuis août 1914. Georges et son père, chacun de leur côté, partiront à la recherche de son corps.
Des millions de combattants sont morts sur les champs de bataille ou rentrés mutilés ou rendus fous par ce qu’ils ont vécu sur le front… Nous devons honorer leur mémoire et rappeler aux jeunes générations que des hommes se sont sacrifiés pour que nous vivions libres dans notre pays. Les associations oeuvrent inlassablement dans ce sens.

Les auteurs

Auteurs : Georges Hippolyte (1880-1953) – Journal et correspondances rendus publics par Sylvie Hippolyte.

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Informations complémentaires

Date de parution :

20/01/2018

Editeur :

Sylvie Hippolyte

Collection :

NC

EAN :

9782356826664

Reliure :

Relié

Nombre de pages :

440

Poids :

680 g

Dimensions :

24 cm x 15,8 cm

Version numérique :

Indisponible

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